du 14 juin au 30 juillet 2022

IN SITU 2– Ouverture de l'atelier

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A venir le 25 juin 2022

Performance au Musée Granet à l'invitation d'Arts Vivants Aix– Ecrire le geste

Performance d'Anne-Marie Renan et de Dany Levêque

« Sans cet élan qui nous porte en avant, nous ne serions rien de plus qu’une moisissure à la surface de la terre »
- Les Bouches inutiles, Simone de Beauvoir



« Mon travail nait de l’élan vital qui m’habite »

C’est dans la continuité de sa première performance « Écrire le geste » en 2020, qu’à l’invitation d’Arts Vivants Aix, Anne-Marie Renan nous propose une nouvelle rencontre avec la choréologie. L’artiste est accompagnée de la choréologue Dany Lévêque. Son œil et sa main, figeant l’éphémère, nous évoquent une vision du jaillissement de l’esprit. Utilisé surtout pour l’enregistrement des créations chorégraphiques, le mouvement du peintre est ici consigné comme une danse. Face au public au cœur du Musée Granet, l’artiste nous offre son mouvement, son rythme, dans une œuvre profondément vitaliste où la matière est envisagée comme animée d’une force, d’un élan vital.
Le travail d’Anne-Marie Renan témoigne de l’énergie du trait et de la matière. Elle développe une vraie relation avec la toile et explore différents médiums en n’hésitant pas à les mêler. D’abord intéressée par un travail à la spatule, elle s’attelle désormais à la courbe, au mouvement. Ce geste, revenu après la pandémie, est le témoignage d’une liberté, d’une immédiateté, de l’urgence de l’instant. Ce lien avec la toile se fait en deux temps, elle prépare d’abord son support, moment de l’ancrage, de la méditation. Un dialogue se fait avec la matière, l’outil ; elle se laisse guider par eux. Puis, son geste se délie, le trait devient puissant et évocateur, à l’image du graffiti. Elle le rapproche d’ailleurs de celui de Joyce Pensato, tout en courbe et en intensité, le corps physique est totalement mis en jeu. Pour autant, comme le dessin automatique, son acte n’est pas conscientisé. Le trait, comme celui du crayon de l’esquisse, est doté d’une énergie créatrice. La main est autorisée à se déplacer de manière hasardeuse, accidentelle, créant des œuvres immédiates avec une remarquable rapidité d’exécution. Justement, comme les surréalistes, cette vivacité est une manière de s’éloigner de la raison pour arriver à embrasser l’imprévisible. Avec une joie presque enfantine, le processus est la vision d’un élan de vie, vif et spontané, et rappelle en cela les peintres de l’abstraction lyrique. Loin de la géométrie, ces artistes cherchent l’expression directe de l’émotion individuelle par le geste et la couleur. Le spectateur est libre d’interpréter l’œuvre à sa manière et de ce fait elle fonctionne tel un miroir de l’âme. Comme lors des happenings ou performances de Georges Matthieu, Anne-Marie Renan nous offre ici l’occasion d’observer cette danse instinctive et rythmée.
La musicalité fait corps avec son œuvre. Les mouvements se répètent, sans interruption. L’artiste se confronte et tel un chef d’orchestre crée une symphonie, celle des sens : les sons du pinceau sur la toile, l’odeur de la peinture, le toucher, l’engagement du corps puis, le regard posé sur l’œuvre. Ses tableaux sont la vision d’un moment. Ils s’inscrivent dans une temporalité, ils sont une trace du temps passé à créer. Le rapprochement avec un morceau de musique se fait aisément, le rythme, la contemplation, le mouvement, l’émotion. Pourtant Anne-Marie Renan peint en silence, dans sa propre musique. Tout son corps se déplace dans un tempo et ce silence est une manière de se laisser être dans son art mais aussi dans le monde. Comme la musique, son œuvre a une vocation universelle, chacun peut y sentir une émotion, quel qu’elle soit, douce, mystérieuse, libre comme la musique de Claude Debussy, sensorielle, comme la poésie de Mallarmé, elle « peint non la chose mais son effet ». Comme une Rêverie, son art est celui de la pensée, elle invite son spectateur à ressentir face à ce tourbillon de formes.
On peut dire que ses créations sont vitalistes dans leur monstration de la puissance de la vie, organique ou non. Elles invitent à poétiser nos existences, à y voir une force dans la matière dite inanimée. Sa peinture est vivante car elle est imprévisible. Sans être pour autant ésotérique, elle est une vision de l’esprit dans sa connexion au monde. Son engagement corporel, son trait fait de courbes, de lignes, son exécution rapide et intuitive font que son œuvre propose un véritable lien entre vie et matière. Nous avons la vision d’un univers dans sa plus pure activité créatrice, dans une lumière éclatante, qui dénote avec l’image froide, figée que l’on peut avoir de l’espace. C’est en cela qu’elle identifie son art à l’élan vital évoqué par Henri Bergson dans L’Évolution créatrice, un élan vital pouvant réchauffer notre univers froid, matériel et mécanique.
Peindre est une manière pour elle d’exprimer un lien avec la Nature. Tel le vent, la pluie ou la vague, elle se laisse glisser sur la matière et rentre ainsi en contact direct avec elle. Sa peinture n’est pas contestataire, elle ne donne d’ailleurs pas de noms à ses œuvres. Ce qu’elle souhaite transmettre est, d’après ses mots, une « écologie du cœur ». En effet, c’est la sensorialité de la Nature qui l’intéresse, évidemment l’œuvre est libre d’interprétation, mais on ne peut dire que l’œuvre est mécanique, au contraire, elle est une profusion de vie, une forêt, une montagne, une mer. L’œuvre d’Anne-Marie Renan est ainsi une expérience immédiate. Cette performance est une manière de montrer le lien entre le processus et la fin. Le spectateur observe à la fois une peinture et une danse, l’inanimé devient mouvant. Le visiteur prend ainsi contact avec l’artiste, en tant qu’être créateur et créatif. Cet élan vital est un flux perpétuel s’inscrivant dans la durée, voir l’artiste à l’œuvre est comme observer un ciel, tantôt orageux, tantôt ensoleillé ou nuageux, il nous invite pendant un instant à la méditation et à la contemplation.

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du 4 décembre au 4 janvier 2022

IN SITU 1– Ouverture de l'atelier -

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du 22 octobre au 13 novembre 2021

TROU DE MEMOIRE

Exposition de Mylène Duc, Anne-Marie Renan et Maya Schweizer- Comissariat Rindala El Khoury

Trois artistes femmes de la même génération explorent comme en écho les questions de la mémoire et de la forme. Chacune interroge à sa manière le lieu où le dessin n'apparait plus, ses trous de mémoire.

Les dessins de Mylène Duc figurent ce que l’oubli réserve et garde ; moins le trou de mémoire que la mémoire comme trou, où tombent et par où passent les images. La forme libre des dessins et des palimpsestes de plâtre d’Anne-Marie Renan révèlent, dans les interstices des traces, la réminiscence de la charge de l’oubli qui compose la trame. Les broderies de Maya Schweizer sont des retours de sa pensée sur elle-même. Comme des arrêts sur image, ses réflexions sont souvent extraites de ses films et immobilisées sur des supports textiles pour surtout, ne pas oublier.

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du 3 juillet au 31 juillet 2021

Reflets dans un oeil d'or

Exposition de Jean-Marc Lefèvre, Anne-Marie Renan et Etienne Rey - Comissariat Rindala El Khoury

Reflets dans un oeil d’or explore la vibration des couleurs dans un espace balayé par la lumière et le mouvement des sculptures mobiles d’Etienne Rey. Les oeuvres de Jean-Marc Lefèvre font émerger une surface chromatique qui vient répondre aux toiles d’Anne-Marie Renan. L’oeil du visiteur est ainsi au coeur de la recherche du mouvement dans la couleur.

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du 21 mai au 12 juin 2021

N'ayons pas peur du noir– 13ème Printemps de l'Art Contemporain

Exposition de Jean-Marc Lefèvre, Anne-Marie Renan et Etienne Rey - Commissariat Rindala El Khoury

Sur une proposition d’Arts Vivants Aix, Rindala El Khoury, commissaire de l’exposition, instaure un dialogue et met en scène la rencontre des noirs de Jean-Marc Lefèvre, d’Anne-Marie Renan et d’Étienne Rey.

Jean-Marc Lefèvre le parcourt, l’épuise et le transperce pour y filer ses horizons, Anne-Marie Renan y puise lumière et couleurs, le faisant l’inspirateur de son geste quand Étienne Rey orchestre ses condensations et y appose ses transparences.

Ainsi, ils explorent ensemble la relation de la lumière à la matière et son incidence dans l'espace.

Aucun trait, aucun pas, aucun souffle ne sera jamais le même.


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du 15 janvier au 17 janvier 2021

Mental Translation – Chronique Biennale des Imaginaires Numériques

Exposition de Jesús Tamez-Duque et Anne-Marie Renan

Avec « Máquina cerebral 4 », Jesús Tamez-Duque propose une installation interactive inédite qui amène les visiteurs à explorer leur réactivité à la peinture abstraite d’Anne-Marie Renan, dont le travail intense sur le geste et la couleur présente un dispositif idéal.

Equipés d’un casque EEG qui mesure l’activité cérébrale, les « interacteurs » observent les tableaux. Leur activité neuronale face aux toiles est analysée en temps réel puis retransmise en ondes lumineuses et sonores qui créent à leur tour une œuvre artistique éphémère.



Jesús Tamez-Duque, artiste interdisciplinaire et développeur de technologies basé à Aix- Marseille, travaille actuellement à des installations et des projets dans l’Union Européenne, en Chine et au Mexique. Exposées d’abord au Mexique, ses premières installations muséales ont intégré la neuroscience pour explorer les réactions et les connexions inconscientes face aux œuvres d’art. Ses pièces ont ensuite rapidement gagné en complexité pour permettre une interactivité accrue et une meilleure intégration des concepts et des outils scientifiques.

www.indi.global

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du 18 septembre au 10 octobre 2020

Écrire le geste – 12ème Printemps de l’Art Contemporain

Exposition de Tina et Charly, Anne-Marie Renan et Dany Lévêque. - Commissariat Rindala El Khoury.

Le duo d’artistes Tina et Charly qui dessinent des « chorégraphies schématiques » et la choréologue Dany Lévêque, qui traduit les chorégraphies d'Angelin Preljocaj en des notations dessinées sur des partitions musicales, ont été invités à observer les mouvements d'Anne-Marie Renan autour de la toile en cours de réalisation, et à les dessiner.

Ils ont ainsi consigné le mouvement du peintre tel le mouvement d’un danseur et révélé la trace d'un tableau en train de se faire, de l’espace qui entoure et de la présence du peintre face à la toile.

Leurs dessins des mouvements ainsi produits font écho aux tableaux et dévoilent leur genèse, les mouvements de l'artiste lorsqu'elle peint et son occupation de l'espace face à la toile.

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Janvier 2020

Inaugurer...

ET VOUS Y ACCUEILLIR

Vous rencontrer, enfin !

Novembre 2019

S'installer...

Un nouvel atelier

Petit retour en images sur près de neuf mois de travaux… à force de patience et de persévérance, j’ai enfin posé mes outils dans ce nouvel atelier et j’ai hâte de m’y mettre au travail.

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